Études d'huissiers de justice
- 1 401
- 10 252
salariés
Études d'huissiers de justice
- Les huissiers de justice ont le statut d'officiers publics et ministériels. Depuis le 1er juillet 2022, les professions d'huissier de justice et de commissaire-priseur judiciaire ont fait l'objet d'une fusion. On les appelle désormais "commissaires de justice".
Rétrécissement du tissu entrepreneurial
Par rapport à l’année précédente, le nombre d’entreprises de la branche a varié de – 7 % en 2022. Au niveau sectoriel, le nombre d’entreprises est aussi en léger recul (– 2 %). En revanche, le niveau de turnover (18,6 %) est beaucoup plus marqué que celui de la branche. Par rapport à 2015, le stock d’entreprises de la branche a progressé (+ 3,1 %). En revanche, le stock d’établissements s’est nettement amoindri (– 21,2 %).
Ces tendances opposées sont révélatrices d’un mouvement de réorganisation du tissu entrepreneurial impliquant des
fusions d’établissements et la disparition d’implantations sur les territoires.
Recul des effectifs
Par rapport à 2014, la branche enregistre une baisse (– 8,1 %) de ses effectifs salariés en 2022. Selon les prévisions réalisées pour les années 2023 à 2024, cette tendance semble se maintenir.
Sur la période (2014 à 2024), les effectifs de la branche diminuent plus fortement (– 14,4 %) que ceux du secteur (– 4,3 %).
Un à cinq ETP
Depuis 2017, la branche est caractérisée par un renforcement de la part des entreprises d’un à deux ETP (+ 5,8 points), au détriment de celles de six à neuf ETP (– 6,4 points).
Deux tiers des entreprises de la branche (65,8 %) ont un effectif de trois à neuf emplois équivalent temps plein (ETP) en moyenne sur l’année. Par rapport au tissu entrepreneurial du secteur, les entreprises de 10 ETP ou plus sont fortement surreprésentées (+9,1 points).
Prépondérance des entreprises sur trois régions
- l'Île-de-France rassemble 14,5 % des entreprises employeuses de la branche et son poids est inférieur à celui du secteur (27,7 %) ;
- l'Auvergne-Rhône-Alpes est la seconde région en termes d’implantation d’entreprises (12,6 %) ;
- L’Occitanie occupe la troisième place en nombre d’entreprises (11,3 %).
Ces trois régions regroupent 38,4 % des entreprises employeuses de la branche et 48,8 % du volume d’entreprises sectoriel.
2/5 ème des effectifs dans trois régions
- L'Île-de-France rassemble 19 % des salariés de la branche et son poids est inférieur à celui du secteur (36,8 %) ;
- Les Hauts-de-France sont la seconde région pour l’emploi de la branche (11,8 %) ;
- L’Auvergne-Rhône-Alpes occupe la troisième place en nombre de salariés (11 %) ;
Ces trois régions regroupent 41,8 % des salariés de la branche et 59,8 % des effectifs sectoriels.
Emplois très majoritairement féminins
Les emplois de la branche sont en grande partie féminins : 70,1 % des salariés sont des femmes. Cette proportion est inférieure de – 7,3 points à la moyenne du secteur (77,4 %).
Salariés plutôt jeunes et employés
Dans la branche, la proportion de salariés de moins de 35 ans est la plus importante (39,3 %). La tranche des 35 à 49 ans (26,8 %) est nettement moins représentée. Par rapport à 2017, une faible variation caractérise la tranche des moins de 35 ans (+ 1,2 point) et des 50 ans et plus (+ 0,8 point).
Au niveau de la branche, au regard des évolutions jusqu’en 2022 et des prévisions statistiques :
- Les moins de 35 ans voient leur poids relatif légèrement progresser (+ 1,2 point) ;
- la part des salariés de la classe d’âge intermédiaire recule (– 3,7 points) ;
- le poids des seniors s’accentue (+ 2,6 points).
Prépondérance des employés
La catégorie des employés rassemble la plus grande part des salariés de la branche (52,9 %). Avec un écart de + 20,2 points, elle est nettement plus représentée que les cadres qui forment la deuxième catégorie la plus importante (32,7 %). Depuis 2017 :
- La part des cadres a varié de + 19,8 points ;
- la part des professions intermédiaires a baissé (– 3,3 points) ;
- la proportion des employés s'est repliée (– 16,4 points) ;
- les ouvriers sont peu nombreux, il s’agit essentiellement du personnel d’entretien.
93,7% des salariés dans 8 professions
La PCS- ESE (nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles des employeurs privés et publics) de l’INSEE sert aux employeurs pour codifier la profession de leurs salariés dans les enquêtes statistiques, les déclarations et les formulaires administratifs. Dans la branche, quatre professions regroupent 72,2 % des salariés :
– les juristes (31,7 %) ;
– les secrétaires (18,4 %) ;
– les maîtrise et techniciens administratifs des services juridiques ou du personnel (11,5 %) ;
– les employés qualifiés des services du personnel et des services juridiques (10,6 %).
RECOURS PROPORTIONNÉ À LA FORMATION
La branche est caractérisée par un certain équilibre dans l’accès à la formation professionnelle. En effet, elle regroupe 16 % des salariés du secteur et est à l’origine de 16,5 % des actions de formation. 34,4 % des études d’huissiers de justice se sont investies dans ces actions.
Par rapport à la branche, l’accès à la formation professionnelle au niveau du secteur est moins équilibré. 8,9 % des actions de formation réalisées dans le champ de l’OMPL sont issues du secteur qui regroupe 12,5 % des salariés. En outre, la part sectorielle d’entreprises formatrices (26,8 %) est moins importante que celle de la branche (– 7,6 points).
PDC privilégié pour la formation
Les salariés de la branche enrichissent majoritairement leurs compétences par des stages financés dans le cadre du PDC (13,9 %). Le taux d’accès à ce dispositif est proche de celui du secteur (+ 1,7 point).
Les entreprises de la branche ayant mobilisé au moins un des dispositifs de formation sont légèrement plus utilisatrices du contrat d’apprentissage (16,3 % contre 15,8 %) et recourent plus souvent au PDC (23,1 %) que l’ensemble du secteur (13,4 %).